La Grande Traversée
Après environ 4 mois de préparation du bateau a la marina Vista Mar au Panama, c’est vers 17:00 que nous entamons notre périple de la traversée du Pacifique. Notre première tentative un mois auparavant s’était soldée par un retour force à la marina suite à la déchirure de notre grand-voile. C’est au terme de 32 jours de navigation que nous avons atteint les iles Marquises. Une traversée qui cette fois s’est déroulée sans encombre avec d’excellentes conditions météorologiques. La traversée de l’équateur ainsi que les couchers de soleil resteront parmi mes plus beaux souvenirs, mon seul regret sera de ne pas avoir ressenti cette sensation d’isolement dans l’immensité de l’océan.
En chiffres:
⁃ 4,200 miles nautiques parcourues
⁃ 77 heures moteur
⁃ 5 jours avec pluie modérée
⁃ 34.6 noeuds de vent maximum enregistré
⁃ 1 poisson pêché (remis à l’eau)
⁃ 500 litres d’eau douce consommés
⁃ 250 Gb d’internet offshore
⁃ 4,500 Ah d’autopilot économisés grace à l’hydrovane
⁃ Zéro bris
Voici les notes quotidiennes prises tout au long du voyage.
Jour 1 – Une première nuit de navigation qui s’est déroulée dans des conditions bien plus agréables que lors de notre première tentative. Vers 8:00 ce matin on laisse le couloir des cargos derrière nous. 13 noeuds de vent arrière et des vagues qui nous portent on ne se plaint pas.
Jour 2 – La deuxième nuit a été très calme, le vent et les vagues ont faiblis un peu. Un bon courant continue a nous transporter. Notre plan est d’aller rejoindre les Alizés au sud des Galapagos, on prévoit quelques jours de moteur pour traverser les doldrums.
Jour 3 – Le vent est complètement tombé hier soir, on avance au moteur. Selon les prévisions le vent devrait reprendre demain dans la journée. Pas de vent et pas de vague donc assez tranquille. Paul en profite pour avancer son école. Nous n’avons pas encore mis les cannes à pêche à l’eau étant donné qu’il n’y a pas de place dans le frigo, ni dans le congélateur et que l’on est à peu près sûr d’en pêcher un dans la première demi-heure.
Jour 4 – Une super journée. Le vent est revenu, avec environ 9 noeuds au travers. Notre nouveau contrôleur d’allure Hydrovanne fonctionne à merveille. Avec un cap de 255 nous nous dirigeons vers les Galapagos mais devrons éventuellement prendre plus au sud pour rejoindre les Alizés. Le temps est partiellement nuageux. La nuit dernière nous avons vu quelques éclairs mais pas de cellules orageuses. Après-midi c’est la chasse aux oiseaux qui veulent venir se poser sur le bateau et dévaster le pont!
Jour 5 – Honnêtement si toutes les journées pouvaient être comme celle-ci jusqu’aux Marquises on ne se plaindrait pas (même si on n’est pas du genre à se plaindre)! Quelques cumulus mais un beau soleil et surtout du 8-9 noeuds de vent au prés alors que les prévisions n’en annonçaient pas. Ca nous permet d’avancer à 4 noeuds ce qui est parfait car nous voulons arriver à la ligne de l’équateur demain matin et non dans la nuit. Côté équipage nous avons toujours la dizaine de boobies perchés à la proue, je suis curieux de voir leur tête lorsqu’ils s’apercevront qu’on ne fait pas escale aux Galapagos! Après midi Victor a préparé le pain pour accompagner le foie gras demain pour fêter l’équateur. Fait inusité, ce matin un hélicoptère civil est venu tourner autour de Do The Thing, probablement en provenance d’un yacht de luxe croisant dans les environs.
Jour 6 – Encore une belle journée de navigation qui a commencé par la traversée de l’équateur. A 7:52 nous pénétrons dans l’hémisphère sud. Nous sommes vraiment content de le faire de jour car nous avions préparé un petit festin pour souligner l’occasion. Marjolaine avait fait préparer des teeshirts spéciaux pour l’événement. En après-midi nous avons du vent de 16 noeuds au prés, nous voulons garder le cap le plus au sud possible pour éviter les cellules orageuses prés des Galapagos. Espérons que nous échapperons à la pluie la nuit prochaine.
Jour 7 – Nous avons continué la nuit au près dans des conditions parfois peu confortables mais avons pu maintenir un cap le plus au sud possible afin d’éviter les zones de turbulences près des Galapagos. Le matin nous n’avons pu échapper à la pluie, la première depuis notre départ il y a une semaine. Vers 9h le vent tombe complètement et nous force à partir le moteur durant quelques heures. Les conditions redeviennent excellentes on commence à prendre cap plus a l’ouest, durant les deux prochains jours devrions longer le sud des Galapagos et si tout se passe bien, profiter des alizés jusqu’aux Marquises. Ce soir on profite qu’il n’y a pas trop de houle pour faire une raclette. PS: juste comme j’allais poster ce mot, on commence à voir un changement dans les nuages au loin, le radar nous confirme la présence de grains, il nous faudra les contourner en remontant au nord. Moment stressant mais vers 21:00 les formations sont dissipées et nous reprenons notre cap sud ouest.
Jour 8 – La matinée a été la continuité de la nuit, une succession de formations orageuses qu’il faut tenter de contourner, certaines avec plus de succès que d’autres! La bonne nouvelle c’est sur le pont du bateau est maintenant bien propre… je dois avouer que le radar est un outil fantastique, nous l’avions installé au Panama avant notre départ. C’est vers 2h cet après midi que nous retrouvons un superbe ciel bleu et un vent constant de 16 noeuds au près qui nous permet de continuer sud ouest. Notre plan est de garder ce cap jusqu’entre 4 et 5 degrés sud avant d’abattre vers l’ouest.
Jour 9 – C’est au petit matin que nous abattons vers l’ouest. La navigation devient beaucoup plus confortable malgré la houle de près de 2m. Le ciel est au beau fixe avec seulement quelques petits nuages. On imagine (et espère) qu’une bonne partie du voyage se fera dans des conditions semblables. Nous en profitons pour nous reposer. Selon le routage nous en sommes à 1,100 miles nautiques sur les 4,000 au départ. À surveiller demain, le niveau de charge des batteries, après 2 jours sans soleil, elles étaient à 60% ce matin pour se recharger aujourd’hui jusqu’à 80%.
Jour 10 – Une belle journée de navigation au portant. Ciel bleu avec quelques nuages. Toujours de la houle mais rien qui rend notre progression trop inconfortable. Nous prenons un cap de 280 pour nous maintenir dans la partie supérieure des Alizés et éviter ainsi des conditions plus hasardeuses au sud. J’en profite pour remercier Fred, qui depuis la Bretagne garde un oeil sur nous, c’est rassurant. Au niveau des batteries tout semble bien fonctionner, nous limitons l’utilisation du Starlink qui nous force à maintenir l’onduleur allumé (pour une raison qui nous échappe il ne semble pas fonctionner sur son alimentation 12V).
Jour 11 – La nuit a été une des plus calmes depuis notre départ avec pratiquement aucune houle. Un vent constant de 15 nœuds s’installe dans la matinée et nous transporte toute la journée en direction plein ouest. La houle de 2 m est toujours présente, mais on finit par s’y habituer… Le prochain projet sera de remplir le premier réservoir d’eau que nous avons vidé (environ 250 litres), malheureusement le passe-coque pour l’entrée d’eau du désalinisateur se trouve a bâbord donc au vent ce qui fait qu’a chaque vague il se retrouve au dessus du niveau de l’eau et par conséquence laisse entrer de l’air dans le système, le rendant inopérant. Nous allons donc attendre une mer plus calme, et, s’il y a urgence , nous pourrons toujours changer de cap au Nord quelques heures pour que le passe-coque soit sous le vent. Pour l’itinéraire, nous allons continuer vers l’ouest quelques jours, afin de commencer notre descente vers le sud, cela nous gardera dans une zone plus confortable.
Jour 12 – Une journée identique à celle d’hier! Un ciel bleu avec quelques nuages. Vent plus ou moins constant de 10-14 noeuds et toujours autant de houle. Le cap est le même entre 260 et 270. On a pris le temps de preparer un bon plat de penne sauce rosée et saucisses grillées. On mange définitivement moins en mer que sur terre, il faut dire que notre activité physique est quelque peu restreinte. Niveau itinéraire, nous progressons bien, environ 1,560 miles nautiques sur les 4,000 de départ. Côté prévision, une zone de vent plus faible est annoncée devant nous pour jeudi, ce sera peut-être l’occasion de faire fonctionner le désalinisateur!
Jour 13 – Aujourd’hui encore nous progressons tranquillement sous un beau ciel bleu. Le vent a faibli un peu, nous avons un timide 8 noeuds en fin d’après midi, pas toujours suffisant pour garder les voiles gonflées, surtout avec la houle de travers. On profite donc des conditions un peu plus stables pour s’occuper du dossier désalinisateur. On opte pour la solution de mettre la pompe primaire dans un grand bac que l’on remplit d’eau de mer au fur et à mesure. C’est comme si l’on écopait le bateau avec un seau, mais de l’extérieur vers l’intérieur! Blague à part tout fonctionne à merveille on est même capable d’alimenter le bac avec un tuyau connecté sur un passe-coque ce qui évite le bal des seaux d’eau… En 1h20, 80 litres sont produits soit le tiers du reservoir. Demain on remet ça!
Jour 14 – À 17:30 après midi, voila exactement deux semaines que nous avons quitté le Panama. En terme de distance, nous approchons de la moitié. Nous nous attendions à une journée sans vent selon les prévisions météo de la veille, mais à notre grand bonheur nous avons eu un vent constant de 10 noeuds sur le travers avec une houle négligeable. Les conditions de navigation sont excellentes, nous progressons sur un cap de 260 degrés. En après-midi nous croisons un cargo à moins de 2 miles, l’océan est immense mais quand même Espérons sur le vent se maintiendra cette nuit pour continuer à avancer. Les réserves de produits frais diminuent mais les placards et la cale sont encore bien garnis. Demain c’est décidé on met la canne à pêche.
Jour 15 – Calme plat. Le peu de vent que nous avions durant la nuit tombe complètement durant la matinée. Nous continuons sud ouest portés par le courant. Vers 14:00 nous mettons le moteur en route afin d’essayer de rejoindre une zone plus venteuse en début de soirée. Quelques dauphins sont venus s’amuser autour du bateau. Nous avons pêché notre premier poisson, celui-ci n’est malheureusement pas digne de mention… En espérant retrouver du bon vent cette nuit, éclairée par la pleine lune.
Jour 16 – Une autre journée marquée par l’absence de vent. Vers 5:00 nous arrêtons le moteur et continuons à la voile sous un maigre 5 noeuds de vent. Selon les prévisions, les vents étaient supposés reprendre un peu plus au sud en début d’après-midi, ce qui n’a malheureusement pas été le cas. Nous progressons donc sud-ouest à une vitesse d’environ 5 noeuds. Une petite averse de 5 minutes nettoie le bateau en milieu d’après-midi, au moins ca enlèvera le sel du gréement et des voiles… Présentement entre le 6 et 7ème parallèle, nous aimerions reprendre assez rapidement un cap plus à l’ouest.
Jour 17 – Hier en fin de journée nous arrivons finalement dans la zone des Alizés avec du vent constant de 14 noeuds avec rafales à 20. Nous pouvons prendre un cap plus à l’ouest et progressons à une vitesse de 6 noeuds, parfois 7, nous gardons la voilure réduite pour ne pas nous faire surprendre. Jusqu’à présent notre contrôleur d’allure fonctionne à merveille, nous n’avons quasiment pas utilisé notre pilote automatique depuis notre départ à l’exception des tronçons au moteur. Les conditions de navigation ne sont pas des plus confortables en raison de la houle venant de travers, mais le fait d’avancer est satisfaisant… autant nous habituer car on peut s’attendre à ce que cela perdure jusqu’à notre arrivée aux Marquises.
Jour 18 – Super journée de navigation avec un vent constant de 12-14 noeuds et une houle qui a bien diminué. On garde le cap plein ouest au niveau du 7ème parallèle. La météo des prochains jours ne semble pas annoncer de mauvaise surprise, les journées devraient ressembler à aujourd’hui. Victor nous a préparé un bon pain pour accompagner le saumon fumé que nous gardions précieusement au congélateur. Le stock de nourriture est encore haut.
Jour 19 – La pluie commence très tôt ce matin alors qu’il ne fait pas encore jour et continue jusqu’au milieu de la journée. Le vent assez faible en matinée forcit peu à peu en après-midi pour se maintenir aux alentours de 15 nœuds. Nous parcourrons une moyenne de 150 miles nautiques par jour. En après-midi, nous croisons un cargo à moins de 2 miles, c’est toujours un événement de voir autre chose que l’immense étendue d’eau et les quelques oiseaux qui se sont aventurés aussi loin. Victor nous prépare un délicieux gâteau renversé aux pêches.
Jour 20 – Encore une magnifique journée, on progresse d’environ 150 miles dans les derniers 24h, portés par le courant. Le vent a été constant (ainsi que la houle) aux alentours de 15 noeuds. Nous sommes présentement à mi distance entre les Galapagos et les Marquises, donc le plus éloigné de toute terre. On essaye de garder un cap le plus à l’ouest possible sans descendre trop au sud, les prévisions annoncent une zone sans vent dans une semaine à l’approche des Marquises. La vie à bord se passe toujours bien, ponctuée par la lecture des albums d’Asterix.
Jour 21 – Voilà exactement trois semaines que nous sommes partis de la marina Vista Mar au Panama. Nous avons à ce jour parcouru environ 2,740 miles nautiques sur le total de 4,000. Nous faisons actuellement une moyenne de 150 miles par jour. La journée d’aujourd’hui ressemble beaucoup aux précédentes, avec toutefois une houle plus prononcée atteignant parfois 3m, espérons que la nuit sera plus calme. Nous surveillons la météo et la poche sans vent qui va potentiellement se developper plus au sud à l’approche des Marquises. Aujourd’hui un nouvel oiseau est venu se poser sur la proue, il est différent de ceux que nous avons eu jusqu’à maintenant et semble comprendre quand nous parlons français, on en déduit qu’il doit retourner en Polynésie…
Jour 22 – C’est dans la nuit que nous avons enregistré les vents les plus forts depuis notre départ avec des rafales de près de 30 noeuds. La houle est encore intense durant toute la journée. Au menu aujourd’hui une bonne paella, on a même des galettes Saint Michel au chocolat avec le café ça fait oublier le roulis… Une autre journée de 150 miles environ. On surveille toujours les prévisions de lundi/mardi pour voir l’étendue de la zone sans vent.
Jour 23 – Une journée beaucoup plus calme que la veille, la houle a passablement diminué. Le vent a également faibli et se maintient aux alentours de 12 noeuds. Nous progressons toujours plein ouest et attendons de passer l’éventuelle zone molle qui devrait se dessiner lundi avant de viser les Marquises. Notre plan est de faire notre entrée à Nuku Hiva donc au nord de l’archipel.
Jour 24 – Belle journée ensoleillée avec un vent de 12 noeuds en moyenne. Les nouvelles prévisions n’annoncent finalement pas de zone molle en avant de nous mais des conditions similaires à aujourd’hui pour la semaine prochaine. Il reste environ 950 miles à parcourir. C’est un autre cargo qui nous croise à moins de 2 miles, le troisième en trois semaines, le sentiment de solitude et de grands espaces en prend un coup. D’ailleurs quand on regarde les cibles AIS on constate que ce se sont des centaines de bateaux qui naviguent à proximité.
Jour 25 – Notre moyenne quotidienne diminue mais nous gardons le cap. Environ 800 miles pour se rendre à Nuku-Hiva. La journée a été nuageuse avec pluie en soirée, la nuit devrait être calme. La campagne de pêche de la journée n’ayant pas été un succès, nous mangeons des gnocchis sauce tomate pour souper.
Jour 26 – Le vent reprend tranquillement aujourd’hui, on maintient un cap de 260. L’objectif est toujours de faire notre entrée à Nuku-Hiva. Dans les prochaines heures nous allons surveiller les regroupements de centaines de bateaux de pêche situés à environ 100 miles à l’ouest. En fin de journée on empanne pour prendre un cap à 300 et remonter plus haut afin de les contourner.
Jour 27 – Au petit matin nous reprenons un cap sud ouest et progressons dans de bonnes conditions toute la journée. Le temps est nuageux mais pas de pluie ni d’orage. Des amis sur un voilier à 300 miles plus au sud ouest que nous nous rapporte que leur nuit précédente a été particulièrement difficile en raisons de cellules orageuses avec rafales de 30 noeuds. Environ 550 miles avant d’atteindre Ua-Huka, une petite île située à l’est de Nuku-Hiva, qui sera un bon ancrage si nous arrivons de jour.
Jour 28 – Quatre semaines et toujours pas de poisson dans la filoche! La journée a été très calme, portés par vent arrière nous avançons à environ 5 noeuds. La nuit prochaine nous allons à nouveau croiser un amas de bateaux de pêches, il va falloir rester vigilants. Nous espérons rejoindre Nuku-Hiva d’ici 3 ou 4 jours si les conditions actuelles persistent.
Jour 29 – Une autre journée calme avec une houle modérée et un vent arrière de 10 noeuds, nous progressons tranquillement. La météo a été très clémente jusqu’à maintenant avec seulement une journée ou deux avec des formations orageuses depuis notre départ du Panama. Nous avons parcouru environ 120 miles dans les derniers 24 heures, nous pensons donc arriver lundi si tout se passe bien.
Jour 30 – Les conditions sont similaires à hier, une petite pluie en matinée puis beau ciel bleu le reste de la journée. Toujours 12-13 noeuds de vent et houle modérée. 107 miles parcourues dans les derniers 24 heures (comme disait Coluche, plus tu pédales moins fort, moins tu avances plus vite!). On ne s’attend pas à de mauvaises surprises météo dans les prochains jours. Je soupçonne les bateaux de pêche qui grouillent dans la région d’avoir fait un carnage car une fois de plus nous sommes bredouilles…
Jour 31 – Dernière(?) nuit avant notre arrivée à Nuku-Hiva. Nous aimerions idéalement arriver de jour dans la baie de Taiohae car celle-ci est apparement très achalandée selon nos amis qui y sont déja ancrés. Le vent est bon, 12-14 noeuds travers, on progresse à 6.5 noeuds. La journée a été une fois de plus marquée par un beau ciel bleu. Nous venons de dépasser la barre des 4,000 miles parcourues depuis notre départ du Panama.
Jour 32 – Land Ho! Au petit matin nous apercevons Ua-Huka au loin. Nous la longeons par le sud pour rejoindre Nuku-Hiva située à environ 30 miles à l’ouest. Nous avons bon espoir d’entrer dans la baie de Taiohae de jour. Hélas à 18:30 il fait nuit noire et il nous faut slalomer entre la multitude de bateaux déja ancrés pour trouver un emplacement. Nous nous ancrons dans 40 pieds, encerclés de bateaux. Je dirais qu’au bas mot il y en a une cinquantaine… demain nous irons faire les démarches auprès de la capitainerie et surtout se payer un restaurant ! Je prendrai le temps dans les prochains jours de faire une rétrospective sur ce périple sui somme toute s’est extrêmement bien déroulé.





